- Elections Présidentielles, Elections 2007 -
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| Les Présidents de la République Française. |
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Louis-Napoléon Bonaparte 1848 - 1851
Louis-Napoléon Bonaparte (20 avril 1808 - 9 janvier 1873) est le premier président de la République française en 1848 puis le deuxième empereur des Français en 1852 sous le nom de Napoléon III et le dernier monarque à régner sur ce pays.
Issu de la maison Bonaparte, il est le fils de Louis Bonaparte, frère de Napoléon Ier et roi de Hollande, et de Hortense de Beauharnais, fille de l'impératrice Joséphine. Il devient l'aîné des Napoléon après les morts successives de son frère aîné et du Duc de Reichstadt (« l'Aiglon »).
Il fait connaître sa philosophie politique dans Idées napoléoniennes, mélange de romantisme, de libéralisme autoritaire, et de socialisme utopique. Ses premières tentatives de coup d'État, mal conçues et sans bases populaires, ont échoué ; c'est la vague révolutionnaire de 1848 qui le reconduit à la prééminence politique. |
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L-Adolphe Thiers 1871 - 1873
Louis Adolphe Thiers (Marseille, 15 avril 1797 - Saint-Germain-en-Laye, 3 septembre 1877) est un historien et homme politique français. Il fut notamment ministre et président du Conseil sous la monarchie de Juillet, député sous le Second Empire et le premier président de la République lors de l'instauration de la Troisième République. |
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Patrice de Mac Mahon 1873 - 1879
Marie Edme Patrice Maurice, comte de Mac-Mahon, duc de Magenta, "prince de Solférino", né le 13 juillet 1808 au château de Sully (Saône-et-Loire) près d'Autun, mort le 8 octobre 1893 au château de la Forêt, à Montcresson (Loiret), était maréchal de France et fut président de la République française du 24 mai 1873 au 30 janvier 1879. |
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J Grévy 1879 - 1887
Jules Grévy, né le 15 août 1807 à Mont-sous-Vaudrey (Jura) et mort le 9 septembre 1891 dans la même commune, était un homme d'état français, Président de la République de 1879 à 1887. Il est né dans une famille aux convictions républicaines. Son idéal républicain repose sur un pouvoir impersonnel, exercé par une assemblée. Après de brillantes études au collège de l'Arc à Dole, il obtient une licence de droit à Paris et devient avocat. Il publie, en 1836, un recueil général de formules pour tous les actes judiciaires, Le Procédurier. Sous la monarchie de juillet, il plaide lors de procès politiques contre les monarchistes. Il se marie en 1848 avec Coralie Fraisse, fille d'un tanneur de Narbonne, dont il a eu une fille, Alice. Jules Ferry sera le témoin du mariage de sa fille avec Daniel Wilson, en 1881. |
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Sadi Carnot 1887 - 1894
Marie François Sadi Carnot, plus couramment appelé Sadi Carnot, né le 11 août 1837 à Limoges, mort le 25 juin 1894 à Lyon, est un homme d'État français, dont la carrière se termina par son passage à la présidence de la République de 1887 à 1894.
Sadi Carnot est le fils de Lazare Hippolyte Carnot, le petit-fils de Lazare Carnot (le Grand Carnot), neveu de l'autre Sadi Carnot, le frère d'Adolphe Carnot et le père d'Ernest Carnot. C’est à son père, que Carnot doit son prénom de Sadi. Lazare, avant d’être révolutionnaire (organisateur de la victoire en 1793), était poète, et grand admirateur du poète persan Saadi, chantre des femmes, du vin et des roses.
Il décida que ce prénom serait porté par ses descendants. |
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J-C Périer 1894 - 1895
Jean Casimir-Perier (Paris, 8 novembre 1847 - id., 11 mars 1907) est un homme politique français, président de la République française (27 juin 1894 - 16 janvier 1895) sous la Troisième République. Jean Casimir-Perier est le fils d'Auguste Casimir-Perier (1811 - 1876), ministre de l'Intérieur dans le gouvernement d'Adolphe Thiers, et petit-fils de Casimir Perier (1777 - 1832), président du Conseil sous Louis-Philippe Ier durant le régime de la Monarchie de Juillet.
Il étudia au lycée Condorcet. Il entra dans la vie publique comme secrétaire de son père, qui était ministre de l'Intérieur dans le ministère Thiers. En 1874 il fut élu conseiller général de l'Aube et fut envoyé par ce département à la chambre des députés lors des élections générales de 1876 et il fut toujours réélu jusqu'à ce qu’il devînt président de la République.
Malgré les traditions de sa famille, il rejoignit le groupe des Républicains de gauche et fut un des 363 qui s’opposèrent au Seize-Mai (1877). Il refusa de voter l'expulsion des princes en 1883 et démissionna comme député quand la loi fut promulguée, à cause de ses liens personnels avec la famille d'Orléans.
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Félix Faure 1895 - 1899
Félix Faure (Paris, 30 janvier 1841 - Palais de l'Élysée, Paris, 16 février 1899) est un homme politique français, président de la République française (17 janvier 1895 - 16 février 1899) sous la Troisième République.
Félix Faure, dont on a dit qu'il était plus célèbre par sa mort que par sa vie, mourut accidentellement au palais de l'Élysée le 16 février 1899, dans les bras de sa maîtresse. |
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Emile Loubet 1899 - 1906
Émile Loubet, né le 30 décembre 1838 à Marsanne (Drôme), mort le 20 décembre 1929 à Montélimar (Drôme), est un homme d'État français, président de la République française (18 février 1899 - 18 février 1906) sous la Troisième République.
Émile Loubet est un républicain modéré. Pendant ses études de droit (il sera, plus tard, avocat au barreau de Montélimar), il fait la connaissance de Léon Gambetta et entre à sa suite en politique.
Après avoir été élu Maire de Montélimar, il siège à gauche de l'hémicycle de l'Assemblée Nationale à partir du 20 février 1876.
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A Falliéres 1906 - 1913
Clément Armand Fallières (Mézin, Lot-et-Garonne, 6 novembre 1841 - id. 22 juin 1931) est un homme d'État français, dont la carrière culmina avec son élection à la présidence de la République française le 18 février 1906.
Issu d'une famille modeste, avec un grand-père forgeron et un père arpenteur-géomètre et huissier de justice, il devient avocat à Nérac après des études de droit à Toulouse et à Paris.
En 1868 il épouse Jeanne Bresson qui lui donnera deux enfants ; la même année il est élu membre du conseil municipal de Nérac, dont il devient maire en 1871, entrant également au Conseil Général de Lot-et-Garonne.
En 1876 il entre à l'Assemblée Nationale comme député de Lot-et-Garonne et siège parmi les républicains de gauche. Le 18 mai 1877 il fait partie des 363 parlementaires qui votent la motion de censure contre le duc de Broglie. Après la dissolution du parlement par Mac-Mahon les nouvelles élections sont une victoire pour la gauche et Fallières retrouve son siège. |
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Raymond Poincaré 1913 - 1920
Raymond Poincaré, né le 20 août 1860 à Bar-le-Duc (Meuse) et mort le 15 octobre 1934 à Paris, est un homme d'État français, cousin du Mathématicien Henri Poincaré.
Formé à la politique par Jules Develle dont il fut 18 mois directeur de cabinet au Ministère de l'Agriculture en 1886. Élu ensuite Conseiller général dans la Meuse, Poincaré se forgea une réputation d'homme politique modéré et conciliant dès son premier mandat de député de la Meuse en 1887.
Cela n'empêcha pas ce fils de polytechnicien, lui-même avocat célèbre à Paris et entré avec réticence sur la scène politique, de s'y imposer rapidement. À trente-six ans, il avait déjà été trois fois ministre : de l'instruction publique (1893), sous Dupuy, puis des finances 1894-1895 après la victoire électorale des modérés, et de nouveau en charge de l'instruction publique en 1895.
Il fut bien partisan de la laïcité mais à condition que celle-ci soit dégagée de tout anticléricalisme, ce qui l'éloigna naturellement des radicaux et des socialistes.
En effet, Poincaré prônait "une école neutre", dont la vocation aurait été de produire de vrais patriotes. Il peut être considéré comme le leader des modérés, la droite républicaine. |
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Paul Deschanel 1920 - 1920
Paul Deschanel, né le 13 février 1855 à Schaerbeek (Bruxelles) et mort le 28 avril 1922 à Paris, est un homme d'État français, dont la carrière culmina avec son mandat de président de la République française, du 18 février au 21 septembre 1920, sous la Troisième République. Paul Deschanel fut aussi homme de lettres et élu à l'Académie française le 18 mai 1899.
Paul Deschanel reste dans l'Histoire pour les troubles mentaux qui le frappèrent durant son mandat, peut-être consécutifs à une grande fatigue émotionnelle, ou à une arrivée trop brutale au faîte de sa carrière. La chute hors du train.
Au cours d'un voyage en train à destination de Montbrison, le 19 mai 1920 vers 23 h 15, s'étant penché par la fenêtre de son compartiment alors qu'il éprouvait une sensation d'étouffement, Paul Deschanel chute accidentellement hors du wagon. Heureusement, le convoi circulait à ce moment-là à relativement faible allure (50 km/h) dans une zone de travaux à Mignerette (dans le Loiret, à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Montargis). |
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A Millerand 1920 - 1924
Alexandre Millerand (Paris, 10 février 1859 - Versailles, 6 avril 1943) est un homme d'État français. D'abord socialiste, il préconise en 1892 la nationalisation de toutes les mines. Son entrée au gouvernement en 1899 suscite la désapprobation de Jules Guesde et Rosa Luxemburg.
Il devient patriote à partir de 1914, et créa la Ligue républicaine nationale, sa carrière politique culmina en 1920, d'abord avec sa nomination comme président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, puis par son élection à la présidence de la République le 23 septembre, après la démission de Paul Deschanel.
La victoire du Cartel des gauches aux élections législatives le contraignit toutefois à démissionner le 11 juin 1924. |
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G Doumergue 1924 - 1931
Gaston Doumergue, né le 1er août 1863 à Aigues-Vives (Gard) près de Nîmes, mort le 18 juin 1937 dans la même commune, est un homme d'État français.
Sa carrière culmina avec son élection à la présidence de la République le 13 juin 1924 (mandat achevé le 13 juin 1931). La gauche, qui avait obligé Alexandre Millerand à démissionner, croyait pouvoir porter Paul Painlevé à la présidence, mais la droite déjoua ses ambitions en se reportant massivement sur Gaston Doumergue, qui bénéficiait déjà d'une partie des voix de gauche.
Sa bonhomie et son sympathique accent du midi le rendirent vite populaire, au point qu'après les événements sanglants du 6 février 1934, on le rappela comme président du Conseil pour former un gouvernement d'union nationale où se côtoyaient Tardieu et Herriot. Cette tentative ne réussit pas : en mauvaise santé, il lui fut difficile d'arbitrer à l'intérieur d'un de ces cabinets dans lesquels on met généralement les plus grands espoirs parce qu'ils symbolisent l'unité de la nation, mais qui sont en réalité composé de ministres venus de tous les bords de l'échiquier politique et qui ne s'entendent pas.
Il fut d'ailleurs affaibli par l'assassinat de Louis Barthou, le 9 octobre, et préféra démissionner peu après.
Viviani disait de lui : « Dans une démocratie bien organisée Doumergue serait juge de paix en province. » |
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Paul Doumer 1931 - 1932
Paul Doumer (Aurillac, Cantal, 22 mars 1857 - Paris, 7 mai 1932) est un homme d'État français. Radical, avec le temps il s'orienta de plus en plus à droite. Gouverneur général de l'Indochine de 1897 à 1902, il fut le plus ardent défenseur de la construction du chemin de fer Transindochinois.
Il conçut en effet la structure coloniale de l'Indochine en basant le gouvernement à Ha Noi. Il reste, à Hanoï, un pont métallique qui porte son nom : le pont Doumer. Ce pont a été conçu par Gustave Eiffel comme la structure interne de la statue de la liberté et la célèbre tour. Il participa avec le docteur Yersin à la création d'un premier sanatorium à Dalat, et à l'acclimatation de l'hévéa (arbre à caoutchouc). Enfin il initia la création du port de Haïphong.
Ha Noi fut la première ville d'Asie à avoir l'électricité, Paul Doumer étant un des premiers administrateurs de la Compagnie Générale d'Electricité (créée par Pierre Azaria). Sa carrière culmina avec son élection à la présidence de la République le 13 mai 1931, mais il subit une tentative d'assassinat le 6 mai 1932 à Paris par un émigré russe : Paul Gorgulov.
Il mourut des suites de ses blessures le 7 mai 1932 à 4 heures 37 du matin. Il fit partie du Cartel des gauches, au sein duquel il représentait le secrétaire général du parti Radical. |
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A Lebrun 1932 - 1940
Albert Lebrun, né à Mercy-le-Haut (Meurthe-et-Moselle) le 29 août 1871 et mort à Paris XVIe le 6 mars 1950, est un homme d'Etat français. Fils d'un agriculteur, maire de son petit village, Albert Lebrun, remarqué par son instituteur, part faire ses études au lycée de Nancy.
Brillant élève, il récolte de nombreux prix et entre à l'École Polytechnique (Promotion X 1890), avant de sortir également premier de l'École des Mines en 1896. Ingénieur des mines à Vesoul, puis à Nancy, il épouse Marguerite Nivoit, fille du futur directeur de l'école des mines, en 1902 et a deux enfants. Élu, en 1898, conseiller général d'Audun-le-Roman puis député de Briey en 1900, le plus jeune de France, battant ensuite François de Wendel, il devient, en 1906, président du conseil général de Meurthe-et-Moselle jusqu'en 1932.
Député de Briey de 1900 à 1920 (avec une interruption pour partir au front à Verdun comme commandant d'artillerie en août 1914), puis sénateur de 1920 à 1932, il préside dans les deux chambres d'importantes commissions. Membre de l'Alliance républicaine démocratique, souvent classé à tort comme appartenant à la gauche démocratique, Albert Lebrun est un modéré de droite, ouvert aux revendications sociales mais inquiet des menées révolutionnaires. Député de Meurthe-et-Moselle, plusieurs fois ministre des Colonies, Albert Lebrun est ministre du Blocus (novembre 1917 - novembre 1919) puis des Régions libérées, dans le cabinet Clemenceau.
Il entre au Sénat en 1920 sous l'étiquette républicain de gauche et y préside la commission de l'armée. Catholique pratiquant, il vote la loi de séparation de l'Église et de l'État mais s'oppose à ses mesures les plus répressives. Marqué par la guerre de 1914-1918, il demande, sans violence mais résolument, que l'Allemagne paie ses dettes. |
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Vincent Auriol 1947 - 1953
Vincent Auriol, né le 27 août 1884 à Revel (Haute-Garonne) et mort le 1er janvier 1966 à Muret.
Fils de boulanger, licencié en droit en 1905, puis docteur, il exerce la profession d'avocat à Toulouse, milite à la SFIO dès sa fondation et crée en 1908 un quotidien, Le Midi socialiste. Député de Muret de 1914 à 1940, puis maire de cette même ville en 1925, secrétaire du groupe socialiste à la Chambre des députés à partir de 1928, il devient progressivement l'expert financier du parti socialiste puis un de ses principaux leaders.
Il fait adopter par la SFIO en 1921, puis par l'ensemble des partis socialistes européens en 1922, un plan de redressement prévoyant la création d'un Office central qui se chargerait de toutes les régions sinistrées et qui serait financé par des prêts à longs termes consentis par le gouvernements. L'Allemagne paierait, via cet organisme, ses réparations, par des prélèvements sur les dividendes de ses banques et industries. Mais les socialistes ne sont alors pas assez puissants pour imposer un tel projet. De 1924 à 1926, sous le Cartel des gauches, Vincent Auriol préside la commission des finances de la Chambre des députés.
Ministre pendant le gouvernement du Front populaire, hostile aux accords de Munich, il est l'un des quatre-vingts parlementaires à refuser de voter les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, le 10 juillet 1940. En septembre de cette année, le gouvernement de Vichy le fait arrêter.
Vincent Auriol est d'abord incarcéré à Pellevoisin (Indre) puis à Vals-les-Bains (Ardèche) et entretient une correspondance avec Léon Blum, où il se montre tout à fait optimiste sur la victoire des démocraties face au nazisme et au fascisme. Vichy fait mener une enquête sur lui, mais le tribunal civil de Muret prononce un non-lieu. Il est libéré pour raisons de santé et placé en résidence surveillée août 1941.
De sa maison, il conseille les socialistes résistants. En 1942, il passe à la clandestinité et entre dans la Résistance. Il écrit Hier et demain, qui sera publié en 1944 à Alger, et dans lequel il entame une reflexion sur les institutions qui, selon lui, devraient remplacer celles de la IIIe République. En 1943, il parvient à rejoindre Londres en avion. L'année suivante, il est président de la Commission des finances de l'Assemblée consultative d'Alger. Le général Charles de Gaulle fait souvent appel à ses conseils. |
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René Coty 1953 - 1959
René Jules Gustave Coty, né le 20 mars 1882 au Havre, mort le 22 novembre 1962 au Havre, est un homme d'État français, dont la carrière culmina avec son élection à la présidence de la République française en 1954.
René Coty fut marqué par les convictions politiques et religieuses de sa famille. Études de droit, lettres, philosophie. Spécialisé en droit maritime et commercial. Inscrit au barreau du Havre, il y plaide également au civil et au pénal. Fondateur d'un cercle littéraire en 1905 : le Cercle Vallonges. Laïque et démocrate, il s'inscrit dans la ligne de Gambetta, Jules Ferry et Waldeck-Rousseau. Conseiller d'arrondissement radical-socialiste en 1907 et conseiller municipal du Havre en 1908. Avocat du syndicaliste Jules Durand en 1910 dans une affaire qui inspira Salacrou dans Boulevard Durand. Conseiller général de Seine-Inférieure dès 1913.
Engagé volontaire comme homme de troupe lors de la Première Guerre mondiale au 129e Régiment d'infanterie, il participe à la bataille de Verdun avec l'ensemble de la division Mangin. Député depuis 1923, il succède à Jules Siegfried cependant qu'il s'éloigne du parti radical pour se rapprocher de l'Union républicaine et se joint au groupe des républicains de gauche.
Il est sous-secrétaire d'État à l'Intérieur du 13 au 23 décembre 1930 dans le cabinet Théodore Steeg. Sénateur depuis 1936, il est de ceux qui votent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain en 1940. Inéligible pour cette raison à la libération, il est réhabilité dès 1945 pour son attitude. Pendant la Seconde Assemblée nationale constituante (1944-46) il y préside le groupe des Républicains-Indépendants. René Coty est ministre de la Reconstruction et de l'Urbanisme dans le gouvernement Robert Schuman (1) du 24 novembre 1947 au 26 juillet 1948, dans le gouvernement André Marie du 26 juillet au 5 septembre 1948 et dans le gouvernement Robert Schuman (2) du 5 septembre au 11 septembre 1948. Vice-président du Conseil de la République en 1948, il approchait de ses soixante-douze ans à la fin de 1953 et on ne pensait guère à lui pour succéder à l'Élysée à Vincent Auriol.
Mais, pour la première fois, alors que jusque-là le président de la République était rapidement élu, les scrutins s'éternisèrent lors de l'élection de 1953 : Joseph Laniel, candidat de la droite, n'arriva jamais à obtenir la majorité absolue, nécessaire dans ce genre d'élection. Après le dixième tour, il se retira au profit de Louis Jacquinot, lequel fit encore moins bien, passant même au-dessous de son rival socialiste, Marcel-Edmond Naegelen ; il se retira à son tour au profit de René Coty qui, sans être candidat, avait obtenu soixante-et-onze voix.
Cette fois, le nouveau candidat de la droite passa d'emblée à douze voix de la majorité absolue ; on décida de procéder immédiatement au treizième tour et René Coty fut largement élu (23 décembre 1953) pour entrer en fonction le 16 janvier 1954. |
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Charles de Gaulle 1959 - 1969
Charles André Joseph Marie de Gaulle ou plus simplement Charles de Gaulle (né le 22 novembre 1890 à Lille, Nord - mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, Haute-Marne) était un officier général et homme d'État français, qui fut, depuis son exil à Londres, le chef de la Résistance à l'occupation allemande de la France pendant la Seconde Guerre mondiale (France libre), puis devint président de la République de 1958 à 1969.
Né à Lille le 22 novembre 1890, dans une famille catholique, Charles de Gaulle était le fils d'Henri, professeur de lettres et d'histoire, et de Jeanne de Gaulle. Son nom de famille, typographié le plus souvent avec un d minuscule, est clairement un nom d'origine flamande et aurait dû être orthographié De Gaulle.
Charles a trois frères, dont deux seront résistants et une sœur : Xavier de Gaulle (1887-1955), qui sera prisonnier de guerre, puis résistant pendant la Seconde Guerre mondiale ; il est le père de Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Jacques de Gaulle (1893-1946), qui restera handicapé en 1926 après une encéphalite. Pierre de Gaulle (1897-1959) qui sera résistant, homme politique, administrateur de sociétés. Marie-Agnès de Gaulle (1889-1982). Très tôt, son père fait découvrir à Charles les œuvres de Barrès, Bergson et Péguy. La famille est alors monarchiste et compte parmi les lecteurs de L'Action française (jusqu'à la condamnation du mouvement de Charles Maurras par le Vatican).
Sa famille est considérée comme « catholique libérale », sera dreyfusarde et bien que « monarchiste de regret » se ralliera à la République dans le sens indiqué par le pape. Son père est en outre un admirateur de Louis Rossel, « général » de la Commune de Paris, fusillé par les Versaillais. Charles de Gaulle fait une partie de ses études primaires à l'école des frères des écoles chrétiennes de la paroisse Saint Thomas d'Aquin (aujourd'hui lycée Saint-Thomas-d'Aquin) à Paris.
Lors de la crise politique résultant de la séparation de l'Église et de l'État en 1905, Charles de Gaulle est amené à poursuivre ses études en Belgique, première expérience d'exil. Entré 119e sur 221 à l'École militaire de Saint-Cyr en 1908 après avoir fait ses classes préparatoires au prestigieux collège privé catholique Stanislas à Paris, il en sortit diplômé en 1912 (promotion de Fès dont le major fut le futur maréchal Juin) et rejoignit l'infanterie.
Affecté au 33e régiment d'infanterie, ancien régiment du Plessis-Joigny en 1625, puis régiment de Touraine, à Arras, il est alors sous les ordres du colonel Pétain. |
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Alain Poher
Alain Poher (17 avril 1909 à Ablon-sur-Seine (Val-de-Marne) - 9 décembre 1996) fut un homme politique français, membre du Mouvement républicain populaire (MRP).
En politique, il subit l'influence du personnalisme d'Emmanuel Mounier. En 1938, il entre au Ministère des finances et est rédacteur de troisième classe. Durant la guerre, il entre en contact avec le réseau Libération-Nord. A la Libération, il reste dans son ministère, tout en ayant présidé le comité d'épuration. Chef des services sociaux du ministère à la Libération, il rejoint Robert Schuman dont il est le directeur du cabinet. De 1948 à 1952, il est commissaire général aux affaires allemandes et autrichiennes; il présidera également l'Autorité internationale de la Ruhr.
Il est élu au Conseil de la République en 1946 puis constamment réélu, sauf pour la période 1948-1952, et siège au Palais du Luxembourg jusqu'à 1995 comme MRP ou Union centriste. Il fut président du groupe MRP de la Haute Assemblée. Il est secrétaire d'État au budget dans les cabinet Robert Schuman (2) et Henri Queuille (1) du 5 septembre au 20 novembre 1948, puis secrétaire d'État à la marine du 11 novembre 1957 au 14 mai 1958 dans le cabinet Félix Gaillard. Il assiste à la fin de la IVe République.
Il préside le Sénat du 3 octobre 1968 au 1er octobre 1992. Il est également président de la République par intérim à deux occasions, une première fois du 28 avril au 19 juin 1969 après la démission de Charles de Gaulle. Candidat à cette occasion à l'élection présidentielle de 1969, il est battu au second tour par Georges Pompidou. Alain Poher recueille 5 268 613 suffrages au premier tour (23,3 %) et 7 943 118 au second (41,8 %). Les communistes qui avaient présenté Jacques Duclos ne choississent pas entre "bonnet blanc et blanc bonnet". Poher est soutenu par la droite non gaulliste et les socialistes. Il exerce l'intérim une seconde fois du 2 avril au 24 mai 1974 après la mort de Georges Pompidou et avant l'élection de Valéry Giscard d'Estaing. Alain Poher a estimé dans son autobiographie qu'il avait connu la première cohabitation de l'Histoire en raison des misères que les ministres du Général de Gaulle lui firent subir lors de sa première présidence par interim. |
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Georges Pompidou 1969 - 1974
Georges Jean Raymond Pompidou, né le 5 juillet 1911 à Montboudif (Cantal), mort le 2 avril 1974 à Paris, homme d'État français, fut président de la République française de 1969 à 1974.
Georges Pompidou est fils d'enseignants d'origine paysanne. Il obtient son baccalauréat à Albi puis fait sa khâgne au lycée Louis-le-Grand aux côtés de Léopold Sédar Senghor et d'Aimé Césaire. Il est reçu à l'École normale supérieure (1931), est reçu premier à l'agrégation de lettres (1934) et commence une carrière de professeur. Il enseigne d'abord à Marseille, puis à Paris (au lycée Henri-IV). Le 29 octobre 1935, il épouse Claude Cahour. Ils ont un fils adoptif, Alain Pompidou (né en 1942).
À la Libération, il est chargé de mission au cabinet du général de Gaulle, président du Gouvernement provisoire de la République française. Il devient ensuite maître des requêtes au Conseil d'État, puis directeur du commissariat au Tourisme (1946-1949). Entre 1954 et 1958, il travaille à la banque Rothschild, mais il restera un conseiller très proche du Général.
Lors du retour au pouvoir du général de Gaulle, en 1958, il devient son directeur de cabinet. Il est nommé en mars 1959 au Conseil constitutionnel où il siégera jusqu'en 1962. Il entre en contact avec le FLN lors de discussions qui ont lieu à Neuchâtel et à Lucerne (Suisse) préparant ainsi les accords d'Évian.
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Valéry Giscard d'Estaing 1974 - 1981
Valéry René Marie Georges Giscard d'Estaing (parfois appelé VGE), né le 2 février 1926 à Coblence en Allemagne, est un homme d'État français, président de la République du 27 mai 1974 au 21 mai 1981.
Fils d'Edmond Giscard, un inspecteur des Finances qui avait relevé par une procédure devant le Conseil d'État le nom d'Estaing, il naît à Coblence, en Allemagne, où son père était en poste en Rhénanie occupée par les forces françaises. VGE fait ses études à l’école Gerson, puis aux lycées Janson-de-Sailly et Louis-le-Grand à Paris, et enfin au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand.
Il décrocha un double baccalauréat en philosophie et mathématiques élémentaires à 15 ans. Il s'engage à dix-huit ans dans la Première armée et combat en France et en Allemagne, ce qui lui vaut d'être décoré de la Croix de guerre. Après une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, il entre ensuite à l'École polytechnique.
Pour l'anecdote, reçu lors de sa première tentative dans la prestigieuse école, il refuse cependant de l'intégrer et décide de redoubler sa math spé, au prétexte que l'"on intègre l'X major (c'est-à-dire classé premier) ou on ne l'intègre pas". Son entrée à l'École nationale d'administration (ENA) est due au décret du 19 juillet 1948 — au moment où il achève sa scolarité à l'École polytechnique — qui dispense les polytechniciens de devoir passer un concours d'entrée à l'ENA ; il en sort dans la « botte » et entre à l'Inspection générale des Finances en 1952, où il rejoint son père.
Marié le 17 décembre 1952 à Anne-Aymone Sauvage de Brantes, il a quatre enfants : Valérie-Anne, Henri, Louis, Jacinte. |
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François Mitterrand 1981 - 1995
François Mitterrand, né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente), mort le 8 janvier 1996 à Paris, avocat, homme d'État français, fut président de la République française de 1981 à 1995.
Il détient actuellement le record de longévité (14 ans) à la tête de la République française.
De son mariage avec Danielle Gouze, présidente de la Fondation France-Libertés, il a eu trois fils : Pascal, décédé en bas âge ; Jean-Christophe, né le 19 décembre 1946, ancien conseiller aux affaires africaines du président ; Gilbert, né le 4 février 1949, Maire de Libourne et ancien député de la Gironde.
De sa relation avec Anne Pingeot : Une fille, Mazarine Pingeot, née le 18 décembre 1974, à Avignon.
François Marie Adrien Maurice Mitterrand est né dans une famille catholique et conservatrice de province. Son père, Joseph, était agent d'une Compagnie de Chemins de fer, puis vinaigrier et Président de la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre. Il a trois frères (Robert, Jacques, et Philippe) et quatre sœurs. |
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Jacques Chirac 1995 - 2007
Jacques René Chirac, né le 29 novembre 1932 à Paris, est un homme d'État français, qui exerce les fonctions de Président de la République française depuis le 17 mai 1995. Il a été Premier ministre de 1974 à 1976 et de 1986 à 1988. Il est également coprince d'Andorre depuis 1995.
Né le 29 novembre 1932 à la clinique Geoffroy Saint-Hilaire (cinquième arrondissement de Paris), Jacques René Chirac est le fils d'Abel François Chirac (1893-1968), administrateur de société, et de Marie-Louise Valette (1902-1973), femme au foyer. Tous deux proviennent de familles de paysans — même si ses deux grands-pères sont instituteurs — de Sainte-Féréole, en Corrèze. D'après Jacques Chirac, son nom « a pour origine la langue d'oc, celle des troubadours, donc celle de la poésie ».
Le jeune Jacques, enfant unique (il avait une sœur aînée, Jacqueline, mais qui est décédée en bas âge avant sa naissance), commence ses études à l'école communale de Sainte-Féréole en Corrèze, les poursuit à Paris au lycée Carnot (Paris) puis entre au lycée Louis-le-Grand.
Après son baccalauréat, il fait une campagne de trois mois comme matelot sur un navire charbonnier. Il intègre en 1951 l'Institut d'études politiques de Paris dont il est diplômé en 1954. Durant cette période, brièvement, il milite dans la mouvance du Parti communiste avec notamment le futur éditeur Christian Bourgois. Il vend L'Humanité rue de Vaugirard, et participe au moins à une réunion de cellule communiste comme il l'a raconté.
Il signe en 1950 l'Appel de Stockholm, contre l'armement nucléaire, d'inspiration communiste (cela lui vaudra d'être interrogé lorsqu'il demandera son premier visa pour les États-Unis, pays pour lequel il nourrit une réelle admiration) ; il suit durant l'été 1953 la « Summer school » de Harvard, à Boston.
Ses fiançailles avec Bernadette Chodron de Courcel sont célébrées dans l'appartement des Chodron, boulevard Raspail, le 17 octobre 1953. À l'automne 1954, il est reçu à l'ENA, avant d'être classé premier à l'École de la Cavalerie (i.e. les blindés) de Saumur.
On lui refuse cependant le grade d'officier en raison de son passé communisant et il faut l'intervention des relations de la famille de Bernadette (le général Kœnig) pour l'obtenir. Il en ressort sous-lieutenant de cavalerie. En 1954, il soutient une thèse de géographie économique à l'Institut d'études politiques de Paris, où il était entré trois ans auparavant, intitulée Le port de La Nouvelle-Orléans, dirigée par le professeur Jean Chardonnet.
Le 16 mars 1956, il épouse Bernadette, malgré les doutes de la famille de celle-ci face au jeune homme issu d'une famille de paysans.
Les parents de Bernadette refusent de consacrer le mariage dans la basilique Sainte-Clotilde, privilège des familles de la haute société du faubourg Saint-Germain.
La cérémonie a lieu dans la chapelle Las Cases, simple annexe de ladite église, réservée alors au catéchisme et aux cérémonies à la va-vite. Il a avec elle deux filles, Laurence (1958) et Claude (1962). Juste après son mariage, de 1956 à 1957, il effectue son service militaire. En tant que jeune diplômé prometteur, il aurait pu éviter de faire la guerre d'Algérie (pendant 18 mois), mais il se porte volontaire et est affecté 2e Chasseur d'Afrique (il est en poste à Souk-el-Barba).
Il est libéré de son service le 3 juin 1957. Jacques Chirac explique qu'il n'est devenu gaulliste qu'en 1958, et qu'en 1947, il a pris sa carte du Rassemblement du peuple français « sans savoir ce [qu'il] faisait ». Avec son mariage, il change complètement de milieu social.
Il rejoint en 1957 l'École nationale d'administration dans la promotion Vauban, dont il sort seizième en 1959, celle-ci étant détachée en Algérie par Charles de Gaulle entre le 17 avril 1959 et avril 1960. Jacques Chirac est détaché en tant que « renfort administratif », auprès du directeur général de l'Agriculture en Algérie, Jacques Pélissier.
À son retour en France métropolitaine, Jacques Chirac est nommé auditeur à la Cour des comptes et devient maître de conférences à l'Institut d'études politiques. En juin 1962, il devient chargé de mission (pour la « construction, les travaux publics, et les transports ») auprès du secrétariat général du gouvernement Pompidou, puis au cabinet du Premier ministre.
Un an plus tard, il est conseiller référendaire à la Cour des comptes. |
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