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Le mot « république » qualifie des organisations politiques très différentes qui se sont succédées dans l’histoire, de la République romaine aux Républiques de Gênes et de Venise, puis aux Républiques françaises.

Il est attribué, dans l’histoire contemporaine, à des organisations politiques très diverses. Aujourd’hui, deux Etats sur trois, environ, comportent le qualificatif de République dans leur intitulé, parfois complété d’un autre qualificatif : islamique, populaire, démocratique, socialiste, etc.

            Res publica vient du latin et veut dire «la chose commune ». C’est à Rome, en effet, que se met en place la première expérience politique républicaine (de 509 avant J.-C. jusqu’à l’avènement d’Auguste). Après une période de souveraineté de l’aristocratie (familles patriciennes), la plèbe acquiert progressivement des pouvoirs de contrôle importants par l’intermédiaire de ses représentants.

Dans son traité de politique De Republica, Ciceron,par la suite,  propose un modèle d’organisation politique inspiré de Platon, sorte de compromis entre la monarchie, l’aristocratie et la démocratie. C’est ce compromis qu’a connu la République romaine qui fera l’objet d’une étude en ce présent mémoire.  

            Ainsi se mettent en place quelques-uns des caractères qui définissent la République tant sur le plan juridique que politique.

            Sur le plan juridique, elle désigne les biens en droit. En droit, les biens ont une classification. Certains biens sont susceptibles d'appropriation : ce sont les Res Privata (chose que l'on possède) ou celle que les hommes ne peuvent s'approprier car c'est la propriété des dieux ce sont les Res Sacrata (les biens sacrés appartiennent aux dieux) : les temples.

Il y a aussi les Res Publicae qui s'oppose aux Res Privatae. Comme des « terres publicas » (domaine public). Le trésor public, le budget de l'Etat et les hommes le composant ne peuvent se l'approprier. Dire que la constitution est un bien collectif s'oppose à l'idée que ce régime est une chose privée. La république se distingue du régime des rois qui avaient fait de la constitution de l'Etat leur chose propre. 

Sur le plan politique, il s’agit d’une forme de gouvernement dans laquelle le pouvoir et la puissance ne sont pas détenus par un seul et dans lequel le chef de l’Etat n’est pas héréditaire. Dès 509 avant J.-C., les Romains semblent alors vouloir montrer qu'il n'y aura plus de roi et s'opposent donc fermement à la tyrannie.

Rome sera, malgré tout, durant son histoire, une oligarchie : le gouvernement du petit nombre (oligos). Le régime est une affaire collective. Le peuple n'est pas formé de citoyens égaux et le gouvernement est donc confié à un petit nombre : les meilleurs, les nobles. Le concept de république ne doit pas être confondu avec la démocratie. Il y a donc une révolution par laquelle les romains perdent leur dernier roi. Mais ce régime qui confie ce pouvoir à une minorité et la révolution de 509 av. J.-C. n'a pas suffi. Il y aura une autre révolution, celle par laquelle les exclus vont vouloir exercer leurs droits civiques.